06/03/2016
Mon père est né le 24 juillet 1911 à Cirey sur Vezouze, en Lorraine.
Aîné d'une famille de 3 enfants mâles et sans doute un peu typé, car âgé de 5 ans un des ouvriers qu'il était allé voir lui dit "ah te voilà japonais !".
Son père a travaillé à l'usine de fabrique de verre de saint Gobain jusqu'à sa mobilisation pour la guerre de 14/18 d'où il est rentré gazé et blessé..
Il a hérité de ce qu'on appelle un pied bot.
Sa mère a passé toute son enfance à l'orphelinat du lieu avant de se marier.
Petite femme docile ,c'est d'elle que mon père aurait hérité de ses petits yeux légèrement en amande.
A l'âge de 20 ans, en raison d'études ou de rapports difficiles avec ses parents, il s'est engagé dans l'armée et s'est retrouvé très vite à Alger au fort l'Empereur.
A ma naissance fin 1936, il était marié depuis 1934, et se trouvait à Sarrebourg en Moselle comme sous-officier fourrier. C'est là qu'il a eu sous ses ordres ,l'appelé LECONTE de ST EPAIN en Touraine ,qui est devenu un ami.
A la déclaration de guerre,en 1940 ,son unité a été envoyée en Belgique pour essayer d'enrayer l'avancée allemande, il y était vaguemestre motorisé.
Repoussé vers la France avec son unité, il était cantonné à Compiègne au moment où Maxime son cousin et sa famille évacués de Saint-Gobain, s'y trouvaient. Ils se sont retrouvés par hasard et mon père a pu les dépanner pour se loger temporairement.(voir histoire de la charrette)
Quand la Franace a été partagée en deux,il a été affecté à Agen en zone libre.
Ma mère et moi étions restés tout ce temps chez ma grand-mère à Bertrambois, en zone occupée,.
Nous avons tenté de le rejoindre en zone libre, sans autorisation.
La difficulté était de passer la ligne de démarcation contrôlée par les allemands.
Nous avons profité, pour faire le voyage ,ade le faire avec une amie alsacienne ODILE MUNIER qui allait rejoindre en train son mari GUSTAVE cantonné à Preuilly sur Clayse .Elle parlait l'allemand et a facilité auprès des contrôleurs notre argumentation de nous laisser poursuivre notre voyage vers AGEN ma mère et moi.
Mon père ignorait que nous faisions le voyage mais nous savions qu'il travaillait à la caserne Toussaint dans le centre-ville d'Agen.Nous avons attendu qu'il sorte et lui faire la surprise.Après l'avoir retrouvé nous nous sommes dirigés vers Brax, le village où il avait son logement ,situé à 7 km.
Mon père n'avait qu'un vélo, aussi nous avons fait le trajet avec un paysan qui revenait du marché, dans une voiture tirée par un cheval et qui transportait des cochons.
L'accueil a été très chaleureux auprès des gens CANTILLON ,qui sont depuis restés nos amis.
Nous avons vécu deux très belles années, sans les désagréments de l'occupation et des rationnements.
Quelques temps après l'envahissement de la zone libre par les allemands en 1942,mon père a été affecté en Lorraine et nous l'avons suivi à Embermenil où il avait le commandement de tirailleurs sénégalais. Nous y sommes restés jusqu'à la libération du lieu par les américains .non sans avoir subi les obus et les bombardements.(voir la bombe n'a pas explosé)
Avant cela ,mon pere sentant que tout partait à veau l'eau avait rallié la résistance dans son village natal de Cirey sur Vezouze ,qui lui ,a été délivré bien avant par la 2ème DB du général Leclerc.
La guerre terminée,nous avons passé 2 ans à Vienne en Autriche ,mon pére participant à l'armée d'occupation pour le compte de la France.
Un mois avant la fin de ma scolarité dans le primaire ,au lycée francais de Vienne ,mon pére a dû nous quitter car la guerre qui commençait en Indochine, exigeait des renforts. ,il fut amené à prendre le bateau .Le Pasteur jusqu'à Saigon, puis l'avion pour la ville de Vientiane capitale du Laos ,pour y diriger le service du chiffre à l'état-major.
Alors que ma mére était à bertrambois ,j'ai dû passer mon année de 6eme au lycée Henri Poincaré de NANCY en tant que pensionnaire.
Nous n'avons pu le rejoindre que quelques mois plus tard en avion par Le Caire et Calcutta,dés qu'il a pu organiser notre installation à VIENTIANE capitale du Laos.
Notre séjour a été calme et plein d'originalité .
Nous sommes rentrés en France plus de deux ans et demi plus tard, tous les trois par le bateau La JAMAIQUE via Singapour, Colombo ,Ceylan et le canal de Suez.
Aprés notre retour mon pére a tout de suite été affecté à l'état-major des armées, quartier de la tour Maubourg à Paris, section du CHIFFRE ,service traitant des messages codés.
Alors que nous étions à nouveau chez ma grand mére, il s'est occupé de nous trouver un logement.Son choix s'est porté sur un pavillon de banlieue à VANVES.
J'ai pu ainsi continuer mes études secondaires au cours complémentaire du lieu
Puis il a pris sa retraite de l'armée à laquelle il avait droit après 25 ans de bons et loyaux services
Il est à ce moment la ,rentré àu siège de la verrerie de SAINT GOBAIN à PARIS en tant que comptable jusque sa deuxième retraite.
03/09/2019
Mon père est né le 24 juillet 1911 à Cirey sur Vezouze, en Lorraine.
Aîné d'une famille de 3 enfants mâles et sans doute un peu typé, car âgé de 5 ans un des ouvriers qu'il était allé voir lui dit "ah te voilà japonais !".
Son père qui travaillait à l'usine, est rentré de la guerre de 14 gazé et avec un pied bot.
Sa mère avait passé toute son enfance à l'orphelinat du lieu.
A l'âge de 20 ans, en fonction d'études ou de rapports avec ses parents difficiles, il s'est engagé dans l'armée et s'est retrouvé très vite à Alger au fort L'empereur, 13ème RTS. A ma naissance fin 1936, il était marié depuis le 20 avril 1934, et se trouvait à Sarrebourg en Moselle au 25ème tirailleurs algériens à la caserne RABIER (construite par les allemands entre 1870 et 1914) sous-officier fourrier à la CHR.
C'est là qu'il a eu sous ses ordres André LECONTE de Saint-Epain appelé au service militaire en 37 et rappelé en 39 pour 3 semaines pensait-il, le lieutenant ROSANO lui a dit "t'en es pas sorti".
A la déclaration de guerre, son unité a été envoyée en Belgique pour essayer de stopper l'avance de l'armée allemande, il y était vaguemestre motorisé.
Repoussé avec son unité, il s'est retrouvé à Compiègne au moment où Maxime son cousin et sa famille évacués de Saint-Gobain s'y trouvaient.
Ils se sont retrouvés par hasard et mon père a pu les dépanner en leur trouvant un logement temporaire.
A l'armistice du 23 juin 40 et après la constitution de la ligne de démarcation, il a été affecté en zone libre à AGEN à la caserne sur le gravier, pendant que nous étions chez ma grand-mère maternelle à Bertrambois en zone occupée jusqu'à ce qu'on le rejoigne.
Lorsque les alliés ont debarques en afrique du nord les allemands ont réinvestis la zone libre..
Mon père a été affecté en Lorraine à embermenil pour diriger un groupe de sénégalais.
Après le débarquement de Normandie et l'avance des allies mon père nous a quittes pour son village de naissance chez ses parents et entrer dans la résistance du coin.